Etre en équipe JIC, ce n’est pas rester sur des constats, mais essayer de chercher les causes des situations qui nous marquent et d’être attentifs à leurs répercussions, exprimer nos besoins et ceux d’autres, avec d’autres, des possibilités d’agir sur les réalités qui nous touchent...
C’est ce que l’on appelle faire Relecture de Vie…
Le mouvement à partir des réalités exprimées lors des relectures de vie, met en place des actions, des enquêtes, des manifestations locales ou nationales pour aider les jeunes à creuser leurs questions et à aller plus loin dans leur vie et leurs projets...
Des jeunes de 13-15 ans (Antistatic) : « Avec nos copains, nous apprenons la Complicité, le Partage et la Confiance. »
Marc : « Je m’investis dans la préparation de centres aérés, dans lesquels je travaille en tant qu’animateur cet été. Cet investissement me permet de rester un maximum en contact avec des enfants durant l’été. J’ai ainsi pu m’assurer que mon projet d’avenir (professeur des écoles) me correspond bien et me donner les moyens d’y parvenir ».
Eric : « C’est en JIC que j’ai pu me rendre compte que, depuis le lycée, je travaillais de façon individuelle, tout en regrettant la mauvaise ambiance. J’ai compris que j’avais ma part, là-dedans. Si j’ai réussi à monter un groupe de travail en première année de fac, ce n’est pas étranger aux questions dérangeantes de mon équipe JIC ! ».
Des lycéens du sud-ouest : « Nous croyons que le dialogue est au cœur de chaque relation et ces liens nous unissent avec les autres et à Dieu. »
Thomas : « Je n’ai pas l’intention de subir ce que je vis. J’ai envie d’agir dans ma vie, mais pas d’agir sur des coups de tête ! Je veux agir en fonction d’autres, agir dans le long terme. Je ne veux pas que ce soit mes parents qui décident de mon avenir ».
Anne : « Je me suis mariée l’été dernier. Mon mari n’était pas croyant. Il a fait sa 1ère communion ce jour là. Il avait peur que sa famille ne se moque de lui. Il n’a pas honte de sa foi, il a beaucoup cheminé après notre mariage. J’ai fait un cheminement avec lui. Il se fait confirmer en juin, cette année. Il avait peur de venir. »
Caroline : « Je suis cheftaine scout et engagée dans l’association TOUVRIR avec laquelle je prépare un voyage au Bénin où j’ai un projet par rapport à l’hygiène des enfants. C’est très enrichissant, car j’ai rencontré beaucoup de monde, d’une culture différente. Mes principales difficultés sont le manque de temps pour faire les choses à temps ou pour partager les expériences du Bénin. Mais je ne regrette rien car je vis des expériences heureuses. L’action m’est utile. »
Marie : Je fais des études d’éducatrice spécialisée : je fais le choix d’aller à la rencontre de personnes différentes. Notamment les personnes handicapées, avec leurs manques, arrivent à communiquer : c’est positif. J’ai une chambre chez ma grand-mère. Je m’engage à être près d’elle 2-3 soirs par semaine. Le partage avec d’autres générations, c’est important et enrichissant.
Laure : Je suis responsable (de la création) de mon entreprise, il y a un an et demi. Je suis tenue de respecter des délais par rapport au boulot attendu. J’ai du temps libre : je peux continuer à m’investir dans trois associations différentes. Mon principal problème est la gestion du temps. J’ai peur d’être limitée dans le temps, de n’avoir pas assez de temps pour moi, ma famille, mes amis.
Laurent : Je suis à l’ICAM à Lille depuis 2 ans. J’ai eu besoin de m’investir dans l’école (musique, intégration amis, ...) dans l’aumônerie, pour me sentir utile, car il y a des besoins, et je me suis senti capable. Je vois pas mal de gens qui s’engagent autour de moi.
Christophe : J’ai 27 ans, je suis président d’une association qui organise les fêtes du village. On fait notre possible pour pérenniser les activités de jeunes. Aujourd’hui, il n’y a pas de relève et ce n’est pas évident de transmettre le témoin. Beaucoup ont peur de prendre les responsabilités que cela implique, C’est pourquoi, je mets l’accent sur l’accompagnement des plus jeunes dans leurs projets et le collectif.
Benoît : « Grâce à mon équipe, j’ai pu mettre en place un plan de carrière professionnelle à moyen terme alors que j’étais au chômage. Cela m’a permis de mieux cibler mes réponses aux annonces, d’être plus pertinent dans ma recherche et de trouver un poste qui me convient sur tous les plans. »
Ludovic, professeur en collège : « Ma foi est présente et active quand je vois des élèves avancer, progresser, croire en eux. C’est elle qui me pousse à toujours me mettre à leur service. C’est en relisant ma réalité de profs que j’ai pu mettre le doigt sur la façon dont je la vis. »
Héloïse, 23 ans : « Dieu a voulu un monde d’hommes debout et responsables. C’est ce monde que j’essaye de construire aujourd’hui à mon niveau. »
Trouver une cohérence entre tous les espaces de notre vie.
Rechercher les causes profondes des situations qui nous atteignent, nous touchent, nous marquent.
Découvrir et comprendre que parfois nous subissons des situations pénibles et que pouvons agir pour que cela change.
Déterminer dans notre vie les actions qui répondent à nos buts, à nos convictions et à ce qui est essentiel pour soi et les autres.
Dire en quoi notre foi a du sens par rapport à ce que nous vivons.
Avancer en accord avec notre idéal.
Prendre en compte tous les secteurs de la vie et permettre à chacun d’exister avec tout son corps.
Devenir responsable, avec tous les Hommes, des richesses de la création :
- Par un travail utile à l’homme,
- A travers les différentes collectivités auxquelles nous appartenons.
Ces repères ne sont ni des solutions, ni des recettes. Mais ils situent notre action dans une perspective de construction d’un monde nouveau et d’accueil du Royaume de Dieu.