Depuis quelques années,la JIC participe à un groupe informal de reflexion avec d'autres mouvements (J.E.C., J.O.C, C.C.F.D., Mission Etudiante). C'est l'occasion d'échanger nos savoirs-faire et d'avanacer sur des questions communes : un exemple avec les dernières rencontres consacrées à la communication "comment être visible ?"
Petit résumé :
Nous étions tous d'accord sur l'intérêt de nous faire connaître, dire qui on est ; mais le problème est de toucher ceux qui ne nous connaissent pas. Nous pouvons communiquer avec les gens estérieurs au mouvement en parlant de e qui marque notre année, les évènements importants, les actions phares. Et surtout il faut parler aux jeunes là où ils sont : ça ne sert à rien de lancer des campagnes dans le vent, sans savoir à qui le message arrive. En gros, il faut que apprenions à communiquer et s'il le faut, faire appel à des professionnels pour nous aider. Si vous voulez nous faire part de vos commentaires sur ce thème, nous sommes intéressés par vos idées : Comment rendez-vous la JIC visible ? De quels outils auriez-vous besoin pour vous aider ?
il existe un site internt, des outils pédagogiques, des temps forts, des camps ... les connaissez-vous ? permettent-ils e parler de la JIC ?
Question encore plus importante : "ça sert à quoi de parler de la JIC ?"
Je suis un ancien accompagnateur JIC laic.
Je regrette que dans ma région la JIC ne soit plus présente( Carcassonne).
Faire parler de la JIC c'est peut-être proposer cette démarche en laissant des affiches à la sortie de tous les sanctuaires, aller mettre des stands aux manifestations religieuses, dans les aumoneries étudiantes, en parler dans les communautés.
Les jeunes ont un grand besoin de lieu de discussion et de révision de vie.
Je suis accompagnatrice laïque de la Région du Sud Ouest.
Si le Mouvement est important, il l'est pour et par les jeunes. Donc parler de la Jic pour moi, c'est d'abord permettre à des jeunes de parler de leur vie et de leur Foi. Mais pas n'importe quel jeune, celui ou celle que la vie me permet de rencontrer, celui ou celle qui lance un appel par son comportement, par ses paroles, par sa vie.
Mais lui parler de la JIC, ce n'est peut être pas ce qu'il attend? Il y a peut être une autre étape avant. Par contre je peux lui dire clairement mon attachement au mouvement, pourquoi et comment je réponds moi-même à cette question.
Alors au cours du chemin (la durée, je ne la connais pas) je peux grâce à mon accompagnement lui permettre de découvrir volontairement la JIC.
Ce début de réflexion, nous venons de le mener lors d'une rencontre de jeunes en JIC.
Nous reprendrons cette piste lors de la rentrée de la coordination régionale.
Je découvre ce forum et les différents commentaires m'interpellent.
Lorsque la proposition de la JIC m'a été faite, je venait de rentrer dans le monde professionnel, et c'est par un ami prêtre aumônier étudiant avec qui j'avais partagé mon souci de trouver un groupe de partage de vie, qu'il m'a aiguillé vers la JIC. J'étais bien allé à l'aumônerie étudiante mais je me suis senti loin des discussions et des préoccupations estudiantines.
Je suis venu à la JIC non pas pour le mouvement car cela ne me disait rien du tout (je ne savais même pas ce que c'était que la JIC!) mais plutôt pour la proposition de partager avec d'autres personnes de mon âge ce que je vivais dans le milieu professionnel ou sur des thèmes d'actualité.
Parler et m'ouvrir sur ma vie personnelle n'est venu qu'avec le temps une fois la confiance instaurée avec les autres personnes de l'équipe.
Après plusieurs années de vie d'équipe JIC, je suis aujourd'hui passé à l'Action Catholique Indépendante (ACI) avec d'autres jeunes (autres que ceux avec lesquels j'étais en équipe JIC).
La vie d'équipe JIC m'a permis de m'exprimer sur ce qui me touche au quotidien : mon travail, ma famille, mes amis, mes passions.
J'ai pu aussi y confronter mes certitudes, y exprimer mes doutes, mes inquiétudes, mes joies.
J'ai trouvé un lieu d'écoute, de discussion sans jugement porté sur ce que dit l'autre, un lieu d'accompagnement au fil des étapes de ma vie d'adulte et dans mon parcours de chrétien.
Cela n'a pas transcendé ma foi mais m'a permis de mieux "comprendre" et ma vie et ma foi grâce au questionnement personnel et celui des membres de l'équipe.
Ces temps d'échanges, m'ont aidé à me construire, à entrer dans la vie adulte.
Ce que j'ai pu trouvé en équipe (écoute, attention, amitié, convivialité, partage de ma vie, de ma foi,...), j'ai voulu que d'autres puissent aussi le trouver et en voir tout le bien que cela apporte.
C'est pourquoi j'avais accepté d'être fédéral pour faire le lien entre l'équipe locale et d'autres équipes au plan national : là j'ai découvert la notion de mouvement de jeunes dans l'Eglise.
Voilà en quelques lignes mon parcours et ce qui fait qu'aujourd'hui je me suis encore un peu plus engagé dans le mouvement au plan national.
Je trouve que la démarche de relecture (de vie, d'action) que propose le mouvement est une chance pour les jeunes de s'exprimer, de se comprendre entre eux, de se découvrir, de mieux se connaître, de se construire, de prendre part à la vie de la société également par l'engagement personnel et l'action.
VOILA pourquoi pour moi il est important de parler d'abord de ce que permet, de ce que propose la JIC (relecture, méditation,...) avant même de parler du mouvement en tant que tel (surtout à des non JICistes)même si le mouvement a son importance.