Histoire de la JIC
Plus de 70 ans d'histoire
1886: Et avant la  JIC?
A cette époque, une partie de l'Église fait le constat que la société se sécularise, c'est-à-dire qu’elle prend son autonomie par rapport au discours l'Église. Des mouvements sociaux ont lieu. Des personnes fondent l'Association Catholique de la Jeunesse Française (A.C.J.F.), qui devient très vite une des grandes organisations chrétiennes. Cette association adhère au catholicisme social, c'est-à-dire qu’elle considère que les chrétiens ont à s’engager dans le monde et dans les transformations de la société et non plus à rechercher le salut personnel à l’écart de la société. L’A.C.J.F. regroupe alors des jeunes hommes professionnels de tous les milieux sociaux. A l'époque, l'idée est de « reconquérir » la masse des jeunes, en s'appuyant sur de jeunes chrétiens biens formés, capables d'être acteur pour construire la société.
1931: Quand la JIC ne s'appelait pas la JIC
Les jeunes ouvriers ne se sentent pas à l'aise dans l'A.C.J.F. où les jeunes de la bourgeoisie trouvent plus facilement leur place (facilité à s'exprimer, moyens culturels et financiers plus nombreux, etc.). Naissent alors en France, en 1929, la Jeunesse Ouvrière/Agricole/Étudiante et Maritime Chrétienne (JOC, JAC, JEC, JMC). Mais on ne sait pas encore comment appeler « tous les autres », ceux qui ne sont ni ouvriers, ni agriculteurs, ni étudiants, ni marins. Se crée alors un mouvement « en panne de voyelle » : La Jeunesse Chrétienne (JC). Désormais avec l’éclatement de l’ACJF, l’évangélisation se fait par le semblable et non plus par l’élite. 
 
Ils sont médecins, journalistes, rentiers, juristes, commerçants, professeurs... Leur situation plutôt enviable ne les prive pas pour autant de questions. Bien au contraire, auparavant au sein de l’ACJF, ils étaient à la tête d’un mouvement de jeunes où ils s’étaient donnés pour mission d’éduquer et christianiser les masses. Désormais quelle est leur identité ? Quelle est leur mission ? 
 
Dans les années 1933-1935, l’objectif de la JC se précise : elle s’adresse aux jeunes issus de la bourgeoisie et des classes moyennes. Elle veut donner à ses adhérents les moyens de prendre conscience des valeurs de leur milieu et de leur rôle dans la société. Elle prône plus de progrès et de justice en France et ses jeunes sont appelés à y participer activement. Pour cela, elle adopte, pour eux, le principe de Révision de vie et l'Enquête.
1935: En adoptant son "I", la JIC prend un tournant décisif
En novembre 1935, elle prend le nom de Jeunesse Indépendante Chrétienne (JIC), en référence à ce qu'on appelle, désormais, « les milieux indépendants » : des personnes souvent très différentes, mais qui se ressemblent par leur situation d'indépendance culturelle, matérielle ou financière à laquelle correspond aussi une culture propre : goût pour les responsabilités, pour la culture, besoin de développer sa propre personnalité… En cette même année 1935, Marie-Louise Monnet (la sœur de Jean Monnet) crée la JICF : Jeunesse Indépendante Chrétienne Féminine.
1945: La JIC est agrée d'Education Populaire
1965: La JIC n'est plus professionnelle...
A cette époque, la JEC adopte des positions qui heurtent les évêques français. Une crise s'ouvre et l’épiscopat demande aux autres mouvements d'accueillir les scolaires. La JIC crée donc une branche scolaire.
1978: La JIC n'est plus seulement masculine...
La JIC constatant la présence de filles dans le mouvement, choisit d'être mixte. La JICF, elle, poursuit ses propositions.
1999: La JIC vit à 100%!!
Adoption du nouveau rapport d'orientations de la JIC : 
« Inventer, Bouger, Construire ! Des jeunes acteurs d'une société qui se transforme. »
2001: 70 ans  de la JIC!!
A cette occasion 5 rassemblements régionaux sont organisés dans 5 régions sur le thème : « 2001, projets en main ».
2005: Rassemblement National "Mouv'ens 2005, projets de jeunes en action"
Lors de ce rassemblement, les jeunes en JIC réaffirment l’importance d’être engagé non seulement dans leur mouvement mais partout où ils sont présents ! Les jeunes en JIC sont particulièrement actifs : ils s’engagent dans des projets humanitaires, dans leurs lieux d’étude et de travail, dans l’Eglise, dans leur commune …
2007: Parole sur la politique!
Une parole sur la politique « Votons la fraternité ! » est proclamée où ils disent croire « en un avenir à construire qui soit plus fraternel entre les hommes pour plus de justice, plus de respect, plus d’égalité. Acteurs d’aujourd’hui, nous voulons travailler concrètement à l’établissement de notre société, en agissant à notre échelle en votant en conscience. La jeunesse n’est pas un réservoir à votes ou à consommateurs. Nous voulons pouvoir participer à une démocratie réelle qui tient compte des aspirations de chacun et où la parole est échangée en vérité, sans double langage, sans fausses promesses et sans mépris » 
 
Ils prennent position sur huit points qui sont l’éducation, le travail, l’équité sociale, l’environnement, la religion, la culture, l’Europe et le Monde
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